Australian solid!

D’un point de vue économique, les choses sont plutôt solides Down Under!

Clouds Over Uluru
Uluru, parfois connu sous son ancien nom de Ayers Rock.

Aussi solide que Uluru, le majestueux monolithe de grès rouge planté dans le milieu du désert australien!Lors de mon passage à la revue Gestion, j’avais eu l’occasion de disserter l’an dernier à propos du bilan de santé économique de l’Australie[1], un bilan qui affiche notamment 26 années consécutives de croissance économique positive. Imaginez! Dès lors, la question se pose : qu’est-ce qui fait le succès de l’économie de ce pays de 23 millions d’habitants? Question fort pertinente et qui, d’un point de vue stratégique, a son importance lorsqu’on est entrepreneur ou gestionnaire stratégique, en quête de nouveau débouchés pour ses produits ou ses services.

Un tour d’horizon, couleur PESTEL

Évidemment, une foule de facteurs vient expliquer ce quart de siècle de félicité économique. Résumons-les à l’aide du modèle PESTEL, un modèle amplement utilisé pour procéder à l’évaluation du macro-environnement d’un pays ou d’une région du globe.

Sur le plan politique, les grands organismes internationaux en matière économique, tels l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et le Fonds monétaire international (FMI) s’accordent à signaler la cohérence des politiques macroéconomiques déployées par les gouvernements successifs, qu’ils soient de Australiegauche ou de droite. Des politiques prudentes de contrôle budgétaire et l’accroissement récent des dépenses publiques, bien que sous la moyenne des pays de l’OCDE, ont contribué à maintenir l’économie sur une pente positive.

Du point de vue économique, les éléments positifs ne manquent pas. Par le passé largement dépendante de l’extraction de ses ressources naturelles qu’elle possède en abondance (métaux précieux, charbon, pétrole, gaz naturel, fer, uranium, cuivre, nickel, étain), l’Australie a su habilement diversifier son économie depuis, lui évitant ainsi de subir les effets délétères de la chute des matières premières au cours de la dernière décennie. Par ailleurs, dans la mesure où la Chine absorbe près du tiers des exportations du pays, la croissance des économie asiatiques, certes moins robuste qu’auparavant mais toujours au vert, contribue également à la santé générale de l’économie australienne.

Vivid Sydney, Sydney, Australia
L’Opéra de Sydney, mondialement connu.

Si cette même économie continue sa bonne performance, elle le doit également à certains éléments sociodémographiques. De fait, le pays a récemment connu l’une des plus fortes croissances démographiques des pays industrialisés, largement due à l’immigration. La résultante? Une hausse de la consommation privée, qui vient encore ici renforcer l’économie du pays, et à laquelle il faut ajouter la variable du niveau de vie des Australiens, l’un des plus hauts à l’échelle du globe.

L’innovation et le développement technologique sont peut-être le talon d’Achille du pays, les investissements en ce sens (2,1 % du PIB) se situant en deçà de la moyenne des pays de l’OCDE (2,5 % du PIB). Du côté environnemental, Canberra a mis en place un cadre législatif et des politiques précises qui ont permis depuis 2011 une amélioration des indicateurs environnementaux à surveiller, notamment ceux relatifs aux changements climatiques, à l’utilisation des sols et à la fragmentation et la dégradation des habitats naturels. Finalement, le solide cadre légal d’inspiration britannique vient aussi soutenir la vigueur de l’économie australienne. Selon le Ease of Doing Business Index 2017 du Groupe de la Banque mondiale, le pays se situe au troisième rang mondial quant à sa capacité à faire respecter les contrats signés entre parties.

Cette trop brève et bien incomplète analyse PESTEL du contexte australien laisse donc entrevoir d’excellentes perspectives de croissance pour les entreprises qui envisagent d’étendre leurs activités à l’international. À ce titre, l’Australie peut donc être fière de son 15e rang mondial des pays où il est le plus facile de faire des affaires, selon le Ease of Doing Business Index 2017 (le Canada est au 22e rang de ce même classement). Certes, la situation du pays n’est pas que de rose teintée! Certains indicateurs laissent présager des temps plus difficiles pour l’Australie, le vieillissement de la population, un problème bien occidental, étant l’un de ceux-ci. Mais somme toute, force est de reconnaître que le pays fait, et continuera de faire, bien des envieux!Signature courte

 

 

[1] Lire « Le miracle australien ». Gestion, 1er juillet 2016.

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