La dernière chance d’Elon Musk et de Tesla?

Le constructeur automobile américain Tesla attire les regards et la sympathie du grand public, mais les résultats financiers, quant à eux, tardent à se matérialiser. Le créateur de la marque, le flamboyant Elon Musk, se veut rassurant, mais les investisseurs sont inquiets et nerveux. Tesla parviendra-t-elle à finalement dégager un profit?

L’audace a un coût!

Je dois bien l’avouer, je suis perplexe par rapport à l’aventure de Tesla et également par rapport à Elon Musk, dont les récentes et inquiétantes frasques ont fait la manchette planétaire[1]. Autant le projet d’origine était, et demeure toujours, emballant (« […] les véhicules électriques peuvent être meilleurs, plus rapides et plus agréables à conduire que les voitures à essence », affirme l’entreprise sur son site Internet), autant les difficultés qu’accumule Tesla depuis la mise en production de son premier modèle en 2008, le Roadster, inquiètent les places boursières et les investisseurs. Car le constat est sans équivoque : Tesla n’a toujours pas généré un seul dollar de profit depuis sa création, en 2003! Ajoutons à cela la myriade de problèmes évoqués par la presse[2] pour cette seule année 2018 : le plus important rappel de véhicules (123 000 Model S) de son histoire, le décès d’un conducteur à bord de son Model X alors que le pilote automatique était activé, les objectifs de production ratés pour le Model 3, alors que le carnet de commandes déborde déjà… On comprend mieux dès lors la nervosité des marchés et, peut-être, le comportement parfois carrément « trumpien » du milliardaire et fondateur.

La clé de voûte de l’édifice Tesla

C’est pourquoi la publication des résultats du deuxième trimestre cette semaine revêtait une importance particulière pour toutes les parties prenantes de Tesla. Et heureusement, les nouvelles sont plutôt rassurantes!

Car le nœud du problème se situe essentiellement au chapitre du Model 3, le modèle de masse et dernier-né de la gamme des voitures Tesla. À cet égard, le « plan directeur secret » d’Elon Musk (qui est loin d’être secret, puisqu’on peut le trouver ici, sur le site de l’entreprise!) donne d’emblée la route à suivre pour Tesla :

La voiture sport, c’est le Roadster, lancée en 2008. Avec les revenus générés par ce modèle, Elon Musk et Tesla mirent successivement en marché le Model S (2012) et le Model X (2015), pour finalement commencer à produire le Model 3 (2017), la voiture grand public, dont le prix de vente initial se situe à 45 600 CAD, soit environ 30 500 EUR. Et tout cela, je le rappelle, sans jamais faire un sou de profit!

Le Model 3 est donc, dans l’optique d’Elon Musk et de Tesla, la solution à quinze années de traversée du désert. Destiné à la consommation de masse, le véhicule tant attendu doit donc, d’une part, être produit en grande quantité et, d’autre part, générer des profits. C’est l’évidence même! Et pourtant, jusqu’à tout dernièrement, Tesla accusait d’importants retards sur la chaîne de production du Model 3, tout en étant dans l’impossibilité de générer une quelconque marge bénéficiaire sur chaque unité produite…

La lumière au bout du tunnel?

C’est ce que laissent entrevoir les résultats du second trimestre, révèle Tesla! Le constructeur de Palo Alto, en Californie, vise une production hebdomadaire de 10 000 Model S afin de faire ses frais : Tesla fabrique actuellement 5 000 voitures de ce type par semaine, et a bon espoir de hausser ce nombre à 6 000 d’ici la fin de l’été, en grande partie grâce à l’ajout d’une quatrième chaîne de montage. Autre nouvelle encourageante, le Model 3 a finalement généré une marge brute légèrement positive lors du second trimestre, marge qui devrait passer, si tout va bien, à 15 % lors du trimestre estival.

Prudence et espoirs

Les prédictions de Tesla et d’Elon Musk sont toutefois accueillies avec une certaine retenue par les observateurs intéressés, car leur réalisation fait face à beaucoup de « si » : si la demande se maintient, si les problèmes de production se règlent, si la crapule orangée qui occupe la Maison-Blanche cesse de sabrer les incitatifs à passer aux véhicules électriques, etc.

Il faudra donc attendre à la fin du prochain trimestre, voire même au terme de la présente année, pour voir si l’optimisme d’Elon Musk était justifié. Quoi qu’il en soit, et nonobstant ce que l’avenir réserve à l’entreprise, Tesla va de l’avant avec l’avènement de sa troisième usine de production, la Gigafactory 3, dont la construction à Shanghai est prévue l’an prochain. Cette usine desservira le marché chinois, le plus important marché mondial pour les véhicules électriques, à partir de 2022, et pourrait produire à terme environ 500 000 voitures annuellement!

Qu’en pensez-vous?

« Il nous a fallu 15 ans pour mettre à exécution notre objectif initial de produire un véhicule électrique abordable, à grande autonomie, et qui peut aussi être rentable. Au cours de la seconde moitié de 2018, nous nous attendons, pour la première fois de notre histoire, à devenir à la fois profitables et à générer des flux financiers positifs », a souligné Elon Musk à la toute fin de son message aux actionnaires.

Tesla parviendra-t-elle à dégager un profit en 2018? À vous de vous prononcer, et de nous laisser un commentaire à ce sujet!



Merci d'avoir participé au sondage!

Nous révélerons les résultats de ce sondage le lundi 13 août prochain!

 

 

 

 

 

[1] Lire l’article de Rob Lever intitulé « Tesla : les frasques d’Elon Musk commencent à inquiéter », publié dans La Presse le 17 juillet 2018.

[2] Lire l’article de Mark Matousek, « Tesla’s problems are growing — here’s everything that has gone wrong so far this year ». Business Insider, 1er juin 2018.

 

One thought on “La dernière chance d’Elon Musk et de Tesla?

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  1. Nelson Sokeng j ne pense pas que Tesla arrivera á generer des profits a cours termes et l assouplissement de la loi ur les emissions de gaz par la maison blanche n arrange pas les choses les nombeux investissements en cours ne peuvent pas couvrir les recettes en ce moment mais a long terme c est une entreprise qui seras parmis les plus rentable parce que tot ou tard la transition energetique sears un fais et ElonMusk auras gagne le Paris du bon technology et de l innovation qui est d ailleurs sa cles de voute comme il l avais fais avec pay pal pour la revendre plus tard a des millions de dollards Hyperloop One Tesla Motors sont des projects qui on une dde latente qui ne veux pas d un monde meilleur et qui ne voudrais pas parti de la cote ouest pour de la cote est en moins de temps . et c est ce que ElonMusk.TV a compris. le project de Elon musk est tres beau et le probleme avec world street c est qu un project auusi beau doit permettre de speculer pour avoid des profits a cours terms ce qui est contraire a la vision de ElonMuskk qui a une vision a long terme et il les as si bien repondu »si vous ne croyais pas en nous alors n investissez pas » ce qui demande c est juste de la patience.

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