Croître et prospérer, en toute franchise!

On demeure souvent avec l’idée que la croissance ne passe que par le développement d’idées novatrices ou de concepts d’affaires révolutionnaires. Mais pour certains, et ils sont nombreux, la croissance passe plutôt par la large dissémination des idées et des concepts imaginés… par d’autres! Bienvenue dans le monde de la franchise commerciale!

Un pacte profitable à tous

Si j’évoque le terme « franchise », la première image qui vous viendra en tête sera sûrement celle des deux arches d’or, symbole universel de l’entreprise de restauration rapide McDonald’s. Et vous auriez eu tout à fait raison! McDonald’s, avec ses quelque 37 000 établissements, est le troisième franchiseur en importance sur Terre, en termes d’établissements, derrière la chaîne de commerces de proximité 7-Eleven et Subway, l’expert des sous-marins.

Mais, qu’est-ce qu’une franchise, au juste? C’est essentiellement une entente qui lie deux entités, à savoir le franchiseur et le franchisé, en vue d’exploiter commercialement une « formule » (les anglophones emploient le terme system) qui a fait ses preuves au fil du temps. Les modalités de cette entente dépendent évidemment de l’entreprise avec laquelle le franchisé désire s’associer. Chez McDonald’s, pour reprendre notre exemple du début, les termes de l’entente, tels que décrits par l’entreprise, incluent, outre une formation de 1 600 heures à la Hamburger University (si, si, ça existe!), un versement initial de 40 % de la valeur d’un nouveau restaurant, une garantie bancaire de 800 000 CAD et une redevance mensuelle de 4 % sur les ventes brutes du restaurant. La latitude que possède le franchisé quant à la gestion de son établissement varie également d’un franchiseur à l’autre. De manière générale, la gestion des ressources humaines et certains pans de la publicité et du marketing sont laissés à la discrétion du franchisé. Les avantages d’une telle manière de faire sont nombreux, à la fois pour le franchiseur et le franchisé. Le premier peut étendre sa marque tous azimuts avec un minimum de risques, qui reposent essentiellement sur les épaules du franchisé, tout en recevant des redevances régulières sur les activités du commerce. Le franchisé, pour sa part, dispose de la force et de la réputation d’une formule bien établie, tout en recevant l’appui logistique et opérationnel du franchiseur. Une relation gagnant-gagnant, quoi!

La force de la franchise

Et c’est une relation qui semble, en effet, faire beaucoup de gagnants, car la franchise, c’est en soi un mode de développement stratégique qui gagne en popularité et qui a son poids dans l’économie. Le plus récent bilan de l’International Franchise Association (IFA) qui, malgré son nom, concentre davantage ses activités aux États-Unis, révèle que le nombre de franchises en activité s’est accru annuellement de 1,74 % en moyenne depuis 2014, passant de près de 709 000 franchises à tout près de 760 000 établissements aux États-Unis. Aujourd’hui, les établissements commerciaux franchisés offrent du travail à plus de 8,1 millions d’Américaines et d’Américains et l’activité économique qu’ils génèrent, estimée à environ 450 milliards USD, contribue au PIB de l’Oncle Sam à hauteur d’environ 6 %. Et la bonne performance de l’économie américaine devrait, d’ici la fin de la présente décennie, contribuer à accroître davantage ces dernières statistiques, prévoit l’IFA.

Sans grande surprise, le visage de la franchise, c’est surtout celui de la restauration rapide puisque plus du quart des établissements franchisés se concentrent dans ce domaine d’affaires précis. Mais cela n’exclut pas, si la franchise vous attire, d’autres domaines qui peuvent offrir d’intéressantes occasions d’affaires. À vous de voir et de magasiner la franchise qui vous convient : de nombreux sites Internet[1] existent à ce propos, et l’étendue des coûts d’acquisition d’une franchise varie grandement, de quelques milliers à plusieurs centaines de milliers de dollars.

D’ailleurs, comme le signale l’entrepreneur Chris Meyers dans son billet[2] publié sur le site Internet du magazine Forbes, les études scientifiques menées à ce sujet laissent voir une corrélation positive entre le chômage et l’intérêt pour la franchise : plus le taux de chômage est élevé, plus d’entrepreneurs désirent mettre la main sur une franchise. C’est logique. Toutefois, la vigueur de l’économie américaine et le taux de chômage historiquement bas à l’heure actuelle joue en faveur des éventuels franchisés : la demande plus faible pour l’acquisition d’une franchise force les entreprises à revoir le coût d’acquisition à la baisse! C’est donc un bon moment pour se lancer dans l’aventure de la franchise!

 

 

 

 

[1] Consultez par exemple le site Franchise Directe.

[2] Chris Meyer, « For The Franchise Industry, The Times Are A-Changin’ ». Forbes, 25 juin 2018.

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